Nouvel extrait du chapitre 9 (En cours)

Dans ces moments là, on ne peut qu’aimer la vie. Très vite, l’énergie des initiés se fait alors sentir. On se confond peu à peu pleinement dans le décor, avec allégresse et harmonie. Les émotions négatives laissent place à un sentiment de bien être général, où l’on bénit l’instant présent et la chance de se retrouver face à un individu qui nous veut du bien. Une spirale gracieuse qui active ainsi la bonté d’un temps sommeillant depuis bien trop longtemps dans une petite boîte scellée. D’un coup, la moindre note de musique fait frissonner les méandres de nos esprits et tout commence à prendre un sens nouveau. Le la qui s’échappe d’un piano dingue, la chair de poule qui nous fauche quand on pense à la vie, la révolte artistique qui nous guette. Le grand frisson qui nous bouffe. La poésie des astres. Le tintement subtile et incessant des verres. La riposte des avances du premier soir. Les rires en sourdine. Le passé qui s’émiette. La béatitude de l’instant T. La connerie du genre humain. Les intentions bénites. La gloire des péripéties. Le rideau noir qui se déchire face aux succès. La réussite de nos proches. Les soupçons d’amour qui veillent. Le sommeil salvateur qui mets fin aux souffrances d’une nuit trop arrosée. Elise. Moi. Les rêves qui s’entrechoquent. La plénitude des repentis. La révolte des sentiments. Anaïs. L’avenir. L’épine profonde des souvenirs. La juxtaposition des pensées. L’art de penser. La pensée elle-même. Le jour qui se lève. Les fuseaux horaires. La chaleur étouffante de Zanzibar. Les néons qui délaissent une de leurs lettres. Les parfums de l’agonie. Ceux de l’amour aussi. Le prochain rendez-vous qui taquine le rythme cardiaque. L’intuition des nouveaux explorateurs. L’heure qui décline péniblement.

Stéphane Jouanny
26 Août 2014