Un extrait…avant la fin

Dans l’ombre, je continue à broder…
Encore quelques chapitres et la boucle sera bouclée.

Il devient difficile de trouver des extraits qui ne mettent pas en péril l’intrigue du roman, ce qui explique pourquoi cela fait un bon moment que j’étais terré dans le silence. Le silence des mots.

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EXTRAIT CHAPITRE 13 :

Et dans le pire des cas, ce sont les émotions qui nous cassent la gueule. Lorsque l’on est seul et résigné face à ce mur de nos projets, lorsque l’on goutte à l’acidité de l’échec, lorsque les autres vous dévisagent sans relâche.

Dans le pire des cas…c’est ce que vous pensez lorsque les maillons vous retiennent à cette vision biaisée de la vie. Car l’échec n’est pas une fin en soi. Il suffit simplement de discuter avec votre entourage pour comprendre que tout le monde s’est déjà planté. Au minimum une fois. Le monde entier d’ailleurs, même les plus brillants. Surtout les plus brillants. Par manque d’expérience, par excès de confiance, par manque de moyen.

Avec ce sentiment de honte qui s’infiltre dans votre cerveau reptilien. Avec cette résolution de vouloir oublier à jamais cette expérience traumatisante ou de refouler de votre cerveau l’idée-même de ce projet irréalisable. Mais si l’échec est un vecteur si indispensable à la construction de votre entité, c’est parce qu’il est le seul révélateur qui vous crache la vérité de l’instant, sans faire de compromis, sans enfiler de gants.

Il est de ce fait l’élément essentiel qui bouscule les certitudes qui vous composent. Dans un vacarme assourdissant ou dans le plus grand silence, il vous transmet à lui seul les indices de la morale et les étapes de la rédemption. À condition de savoir le prendre du bon côté. Car il vous saute parfois à la gorge avec une violence si cruelle que vous observez l’espoir agonisé à vos pieds, résigné à l’idée de devoir le réanimer. Après un bref moment de capitulation, vous vous jeter pourtant à son secours, la bouche en sang et le regard souillé de larmes. Devant cette assemblée coupable qui compatît ou vous méprise, vous offrez alors votre souffle meurtris à ce drame que vient de vous crucifier.
Etonné d’en avoir encore.
Contrairement à ce que l’on pense, le souffle ne s’épuise pas.

SJ

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