Voilà ce que 2017 a dans les poches…

Ce soir, le défilé des voeux viendra de nouveau, comme par enchantement, ouvrir l’année 2017.

En regardant dans le rétro, on pourra se féliciter, en levant nos flûtes hurlant de champagne, de celle que l’on vient de boucler. Sans être trop prétentieux, car personne n’aime les gens prétentieux, on retiendra dans la liste non-exhaustive les choses positives de ces douze mois écoulés : nos petits succès bien mérités, nos merveilleuses vacances dans des pays où l’on meurt de faim, et nos futurs exploits que l’on ne manquera pas de partager sur les réseaux sociaux. On se gardera par contre de trop réfléchir à ce qui s’est passé, au cours de cette année 2016, grand cru par excellence. Avec l’ivresse, on laissera donc dernière nous nos peurs maladives, nos attentes en trompe-l’oeil et nos déceptions certaines.

Tête baissée, comme un vaillant taureau condamné à périr, on pourra alors regarder l’horizon, avec le sentiment du devoir accompli. Avec cette volonté de ne rien changer, de rester ancré dans ce monde égoïste ou chacun ne regarde pas plus loin que le bout de son nez. Ce nez prêt à absorber un magma de particules fines, à pisser le sang sous le coup des balles, et à n’être bon qu’à dire si le vin est passable ou dégueulasse.

Comme d’habitude, les bonnes résolutions ne viendront qu’enjoliver notre désir, si faible, de changer les choses. On ira donc acheter une paire de « running », à 80 boules, pour faire suer les deux ou trois kilo que les fêtes auront entasser dans notre chair, bien pâle, et toute encrassée. Avec notre petit bijou sur le siège passager, on ignorera le « clodo » qui a élu domicile près de ce feu rouge depuis dix ans, et qui nous souhaite la  » Bonne année ! ». De loin, on tentera aussi de se fixer quelques objectifs, professionnels ou personnels – qu’importe, que l’on atteindra certainement, tant ils sont peu ambitieux. Car nous n’aurons simplement pas assez de courage pour en fixer d’autres, eux qui permettraient – peut-être – de repousser les limites, de mettre le doigt dans l’engrenage de l’excellence, ou même simplement d’apprendre à ouvrir les yeux.

On aimerait tous pourtant que 2017 nous apportent son lot de bonnes surprises. Comme le diablotin qui sort de sa boîte en servant sur un plateau la santé, l’amour et cette petite sucrerie que l’on appelle plus communément l’argent. Mais l’année 2017 va être longue. Très longue, surtout que chaque année, on s’approche chaque jour un peu plus du courroux de notre chère planète. On aura donc droit à toute cette rengaine, qui n’a pas fini de faire dégouliner nos pauvres oreilles. Seul face au miroir, on assumera donc les échecs du capitalisme, les horreurs de la guerre, l’hypocrisie des élites, et on subira les abus de notre classe politique qui n’en ont rien à foutre de nous. Mais qu’ils se rassurent, on ira quand même voter, contraint et guidé par cette volonté d’échapper au pire.

Au lendemain des prochains attentats, le réveil sera de nouveau difficile. Il ne faut pas voiler la face, nous n’y échapperons pas. On se donnera alors la main, unis autour d’un nouveau slogan qui aura éclôt sur Twitter en moins de cinq minutes, comme quoi il est possible de faire des choses bien ensemble en très peu de temps, puis on versera notre souffrance sur la place de la République. En 2017, nous aurons aussi le privilège, bien assis dans notre fauteuil avec notre pot de Nutella à l’huile de palme, de revivre peut-être le remake de la guerre froide. Enfin, notre génération pourra alors se reconnecter avec l’histoire, et crée du lien avec la génération précédente. Mais pas de panique, les enjeux économiques, et les ficelles invisibles dont on ne soupçonne même pas l’existence, sauront choisir ce qui est le mieux pour nous.

Ce soir, tâchez, tous, de passer de joyeuses fêtes de fin d’année. Pieds au plancher, foncez. Buvez à ma santé, à celle que vous bousillez en respirant l’air pollué par nos belles voitures ou en bouffant de la merde, et surtout n’oubliez pas d’envoyer un petit texto impersonnel à tout votre répertoire. Oui, vous savez, à tous ces gens dont vous n’avez rien à foutre mais qui vont parti de votre répertoire, tout simplement parce qu’un jour vous avez eu besoin d’eux, ou que cela ne fait pas de ne pas échanger son numéro de téléphone après un mois passé dans la même boîte.

Chers humains, amis même, vous qui ne lirez certainement pas ce joli message du nouvel an comme mes livres d’ailleurs – contrairement à moi qui m’intéresse souvent à vous – je vous souhaite donc une agréable et bonne année, rempli de hastags comme – #DonaldTrump #PrayForParis #Pollution #Maladie #RéchauffementClimatique #Poutine #Présidentielles2017 #RIPàTousLesChanteursQuiVontCrever #Alep #LesMigrantsQuiMeurent #McDoBénefices #ChiensBienDocilesAccroAuxIphoneCommeMoi – et j’en passe…

Mais souriez…vous êtes en vie…

Adopte un livre pour Noel : #Sans Elles

Cher vous,

Depuis le mois d’octobre dernier, je m’efforce chaque jour de défendre mon second roman #Sans Elles. Avec votre soutien et votre bienveillance, cette quête est déjà une belle aventure, qui se doit de continuer.

En cette douce période de Noël, qui approche à grands pas pour mon plus grand plaisir, je vous sollicite donc afin de bien figurer au pied du sapin.
J’AI BESOIN DE VOUS pour offrir du bonheur aux gens que vous aimez, sachant que les livres figurent encore et toujours en tête des cadeaux les plus offerts chaque année !
Chaque commande, chaque partage, chaque commentaire, participera à cet effort – notamment sur Amazon – et améliorera les chances de bien figurer.

Pour faire plaisir à vos amis et/ou vous-même, il n’y a donc qu’à adopter ce livre, en cliquant sur le lien ci-dessous !

https://www.amazon.fr/Sans-elles-St%C3%A9phane-Jouanny/dp/2376290066

Je tiens à remercier ceux qui ce sont déjà fait du bien, et ceux qui s’apprêtent maintenant à le faire.

Avec toute mon amitié.

Stéphane

#Sans Elles est disponible en commande auprès de tous les sites marchands : AMAZON, FNAC, PRICEMINISTER, CHAPITRE, ESPACE CULTUREL LECLERC, et en commande dans toutes les librairies de l’hexagone.